“Europathie” est formé du préfixe “euro”, apocope du nom “Europe”, désignant des entités ou notions ayant un rapport avec l’Europe ou l’Union européenne et du suffixe “pathie”, du grec ancien πάθος (pathos), « ce qu’on éprouve et qui affecte le corps ou l’âme, en bien ou en mal mais surtout en mal ». Nous entendons donc par “Europathie”, “ce qui affecte l’ europe, en bien ou en mal mais surtout en mal.” Mon blog s’articulera autour de cette définition. L’Europe se résume t-elle à un accord passé entre élites des Etats-membres ? Comment impliquer les citoyens si eux mêmes ne sont pas consultés par leur propres gouvernements ? On peut citer l’exemple du Traité “réformateur”, copie conforme de la Constitution européenne rejetée par les peuples Français et Néerlandais” en 2002 et adopté par voie parlementaire en France cette année. Il est très probable que ce passage en force ne fasse que retarder l’adhésion des citoyens à l’Europe.Toute la question ne repose finalement que sur une seule. Le pouvoir politique a t-il besoin du consentement des citoyens pour prendre des décisions qui vont modifier profondément leurs modes de vie ?”Modifier leurs modes de vie” car les choix politiques relatifs aux réglementations industrielles, aux OGMs, aux choix énergétiques ou encore au droit du travail modifient profondément la vie quotidienne des citoyens. Toute décisions législative au niveau Européen a un impact très concret sur les produits qu’ils consomment, la protection sociale dont ils bénéficient ou encore leurs empruntes environnementales. Tout bon “eurocrate” (voilà un néologisme intéressant sur lequel nous reviendrons plus tard) répondrait à cela d’un air amusé que le processus décisionnel européen implique des hommes politiques élus démocratiquement. Ces hommes sont les ministres et Premier ministres des Etats-membre, les Présidents et les députés européens (MEP en anglais). Mais les procédures décisionnelles européens fonctionnent de sorte à écarter la seule institution représentant la voix du peuple à Bruxelles: le Parlement Européen. Et quand cette institution s’exprime, derrière elle plane encore l’ombre des lobbyistes les plus persuasifs.
