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UE: unie pour les marchés

octobre 24, 2008

L’Union européenne est avant tout un marché commun. Quelques milliers de fonctionnaires européens travaillent d’arrache pied – nous voulons bien le croire- pour mettre en oeuvre des politiques de protection des consommateurs, de santé publique, de recherche ou même culturelle mais le bon fonctionnement du marché commun reste le leit-motiv des europathes. Les événements de la “crise financière” nous rappelle bien cet objectif premier. Si les banques sont menacées, les dirigeants des 27 pays perdus font soudainement preuve d’une entente exemplaire. Les ministres des finances, réunis en “Conseil ECOFIN” ont ainsi pris des tas de bonnes résolutions au mois d’Octobre pour sauver l’Europe des griffes de la finance mais surtout pour garder ses propres griffes bien aiguisées.

“Les interventions doivent être réalisées en temps opportun et le soutien apporté doit, en principe, être temporaire”: en principe oui, on ne sait jamais ce qui pourrait arriver. Cette première déclaration démontre combien le marché européen est lui même noyé dans le marché globalisé et combien les dirigeants eux-mêmes manipulent des mécanismes financiers qui leur échappent.

“Nous serons attentifs aux intérêts des contribuables”: s’il faut le préciser, c’est que l’intérêt des contribuables n’est absolument pas un critère décisionnel acquis. “Les actionnaires existants devraient supporter les conséquences normales des interventions”: l’intérêt des actionnaires en revanche est un critère d’importance crucial, quel que soit leur responsabilité.

“Les gouvernements devraient être en mesure d’apporter un changement dans la gestion”: un véritable feu vert aux gouvernement européen, les critères de Maastricht (1) sont mis en parenthèse.

“Les membres de la direction ne devraient pas conserver d’avantages excessifs – les gouvernements peuvent avoir notamment la possibilité d’intervenir en ce qui concerne les rémunérations”: les gouvernements “devraient” se serrer la ceinture, mais rien ne les y obligent. Dans les conclusions du Conseil, chaque mot compte.

“Les intérêts légitimes des concurrents doivent être protégés, en particulier au moyen des règles régissant les aides d’État”: une chose est sûre, en aucun cas on ne remettrait en cause le libéralisme car c’est une foits encore, la raison d’être de l’UE !

 

(1) Critères de convergence ou “critères de Maastricht”, préalables à l’adhésion de tout nouveau pays à l’Union européenne (source: Wikipedia):

  1. Stabilité des prix : Le taux d’inflation d’un État membre donné ne doit pas dépasser de plus de 1,5 % celui des trois États membres présentant les meilleurs résultats en matière de stabilité des prix
  2. Situation des finances publiques :
    1. Interdiction d’avoir un déficit annuel supérieur à 3 % du PIBN 1
    2. Interdiction d’avoir une dette publique supérieure à 60 % du PIBN 1
  3. Taux de change : Interdiction de dévaluer sa monnaie; ceci fut rendu obsolète avec le passage à l’euro pour les pays de la zone euro.
  4. Taux d’intérêt à long terme : Ils ne doivent pas excéder de plus de 2 % ceux des trois États membres, présentant les meilleurs résultats en matière de stabilité des prix.
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Les chiens de garde

janvier 15, 2008

Jean Quatremer, journaliste couvrant l’actualité européenne pour le journal Libération, a profondément déçu ses lecteurs en racontant sur son blog,  “Coulisses de Bruxelles” … ses vacances à Cuba. Le lectorat s’est indigné devant les propos de Quatremer, qui tire la leçon suivante de son voyage: l’économie de marché (liberalisme et ultra-liberalisme) est le seul modèle economique possible puisque le Communisme est responsable de la pauvreté à Cuba. Je vous invite à lire tout de même son article mais surtout, à lire les commentaires des internautes. L’un d’eux donne le contre-exemple de l’Inde, avec son capitalisme à outrance et sa pauvreté extrême, d’autres semblent être de bien meilleurs journalistes d’investigation que Quatremer, en décrivant la vie Cubaine d’un autre oeil. D’autres apportent leur soutien à l’auteur, bref, le cyber-débat bat son plein. Quatremer a-il passé ses vacances à la Terrasse du club Med ou est-ce l’ambiance politique Française et les difficultés financières de son journal, Libération, qui l’ont inspiré ?

“(…) curieux de voir à quoi ressemblait la patrie de Fidel Castro qu’une certaine gauche française donne en exemple – avec le Venezuela de Chavez — de la résistance à l’économie de marché, à la mondialisation et aux États-Unis d’Amérique.”      

“Vus de Cuba, les débats français sur les mérites de l’économie de marché, de la « concurrence libre et non faussée » et de la globalisation apparaissent surréalistes. Quant on voit les tortillements du PS, qui, seul en Europe dans la famille socialiste, se demande encore s’il lui faut accepter l’économie de marché, on reste rêveur. Ici, on ne rêve que d’une chose, justement, de l’economie de marché.” 

Quoi qu’il en soit, c’est ce que j’appelle ”blogguer” . Le site reste une bonne source d’information sur l’actualité Européenne et les potins politiques de Bruxelles. Les réactions des internautes sont parfois tout aussi vives quant il s’agit de questions purement européennes, et même institutionnelles. Quatremer a le mérite d’intéresser ses lecteurs et d’ouvrir le débat, ce qui est très rare sur la scène journalistique et bloggistique Bruxelloise. 

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La défense: priorité de la présidence française de l’UE

janvier 11, 2008

La défense, mais aussi l’immigration seront les priorités de la Présidence Française aux commande de la machine européenne de Juillet à Décembre 2008. Jean-Pierre Jouyet, le Secrétaire général aux affaires européennes et Nicolas Sarkozy font part de leur projet à la Presse depuis plusieurs mois jusqu’à faire de l’ombre à la présidence Slovène actuelle.   Au fait, Jean-Pierre Jouyet dipose  de son propre blog entièrement dedié aux questions européennes depuis le mois de Décembre 2007 … A suivre quand même …

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L’Europe des experts

janvier 10, 2008

On l’a bien compris, les affaires européennes sont réservées aux ”experts” ou plutôt à ceux qui se proclament ”expert”. Mais qui sont ces experts ? Il appartiennent à l’élite de leur pays et cette situation socio-professionnelle leur donne accès aux débats, conférences dans lesquels ils font part de leur “expertise” à d’autres “experts”. Déjà le serpent se mort la queue. Mais peut importe, cette situtation leur donne aussi accès à des postes gratifiants au sein des institutions européennes ainsi que dans les nombreux cabinets de lobbyistes et autres “consultance” en tout genre, présents à Bruxelles et dans les capitales européennes. Ces individus exercent leur professions d’un point vue puremment carrièriste et ne remettront en cause une décision de Bruxelles seulement si celle ci s’oppose aux intérets economiques de leurs clients, jamais si ils sont UE-fonctionnaire. Ces individus ont pourtant une véritable expertise, au moins sur les processus décisionnel européen. Cette expertise pourrait permettre d’ouvrir et de soutenir une réflexion citoyenne sur l’avenir de l’Europe. En conservant cette nouvelle élite de l’Europe, l’UE empêche les idées nouvelles d’émerger.

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Les lobbies-ONG: bonne conscience des décideurs

janvier 9, 2008

Qui a approché de près ou de loin les organisations “non gouvernementales” basées à Bruxelles aura put constater que ce terme regroupe un ensemble bien vaste de structures. Les couloirs des institutions euopéennes voient déambuler la plus grande communauté de lobbyistes du monde après celle de Washington. Aux côtés des ONG internationales dont la stratégie d’influence du pouvoir politique ne fait que s’étendre à la machine législative de l’UE, et du secteur privé, qui dispose de moyens considérables pour faire valoir ses opinions, est apparu un tout nouveau type d’organisation. Ces organisations dont l’objectif à long terme se réduit à leurs propre survie évoluent dans un climat très favorable à leur multiplication. Elles sont avant tout la bonne conscience des institutions européennes qui, par un soutien financier, peuvent toucher du doigt des questions sociales, environnementales, institutionnelles, en marge du climat politique libéral. Les objectifs de ces organisations sont souvent louables mais on peut s’interroger sur leur raison d’être. Un esprit de concurrence généré par la course aux fonds européens règne entre des organisations idéologiquement très proches. Il semble difficile, dans ces conditions, de faire face aux lobbies industriels.

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“Europathie aigue”

janvier 9, 2008

Il est tellement simple de se laisser porter par la pensée unique et d’admirer une Europe façonnée au service de l’élite qui l’a pensée. Classes moyennes et classes plus aisées ne sauraient manifester leurs doutes sur le bien-fondé de l’Europe. Quant aux autres, ils ont été convaincu de leur insuffisance intellectuelle qui ne leur permettrais pas d’emmettre quelquonque critique sur un sytème qui les dépassent.

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“Pathos”

janvier 8, 2008

“Europathie” est formé du préfixe “euro”, apocope du nom “Europe”, désignant des entités ou notions ayant un rapport avec l’Europe ou l’Union européenne et du suffixe “pathie”, du grec ancien πάθος (pathos), « ce qu’on éprouve et qui affecte le corps ou l’âme, en bien ou en mal mais surtout en mal ». Nous entendons donc par “Europathie”, “ce qui affecte l’ europe, en bien ou en mal mais surtout en mal.” Mon blog s’articulera autour de cette définition. L’Europe se résume t-elle à un accord passé entre élites des Etats-membres ? Comment impliquer les citoyens si eux mêmes ne sont pas consultés par leur propres gouvernements ? On peut citer l’exemple du Traité “réformateur”, copie conforme de la Constitution européenne rejetée par les peuples Français et Néerlandais” en 2002 et adopté par voie parlementaire en France cette année. Il est très probable que ce passage en force ne fasse que retarder l’adhésion des citoyens à l’Europe.Toute la question ne repose finalement que sur une seule. Le pouvoir politique a t-il besoin du consentement des citoyens pour prendre des décisions qui vont modifier profondément leurs modes de vie ?”Modifier leurs modes de vie” car les choix politiques relatifs aux réglementations industrielles, aux OGMs, aux choix énergétiques ou encore au droit du travail modifient profondément la vie quotidienne des citoyens. Toute décisions législative au niveau Européen a un impact très concret sur les produits qu’ils consomment, la protection sociale dont ils bénéficient ou encore leurs empruntes environnementales. Tout bon “eurocrate” (voilà un néologisme intéressant sur lequel nous reviendrons plus tard) répondrait à cela d’un air amusé que le processus décisionnel européen implique des hommes politiques élus démocratiquement. Ces hommes sont les ministres et Premier ministres des Etats-membre, les Présidents et les députés européens (MEP en anglais). Mais les procédures décisionnelles européens fonctionnent de sorte à écarter la seule institution représentant la voix du peuple à Bruxelles: le Parlement Européen. Et quand cette institution s’exprime, derrière elle plane encore l’ombre des lobbyistes les plus persuasifs.